Nos lauréats de l'édition 2016 récompensés, ils se sont gentiment livrés à une petite interview auprès de notre reporter Mickaël Mobuchon. La 1ère partie est dédiée à Virginie Nouri.


Mickaël Mobuchon : Virginie, peux tu nous tracer ton parcours, ton arrivée dans la discipline ?

Virginie Nouri : J'était nageuse depuis mon plus jeune âge (5 ans), j'ai mi un terme à la natation de compétition vers 17 ans pour m'orienter vers des épreuves de 24 heures de natation.
Plusieurs réalisation et ma meilleure performance en 1996, 72 kms en 24h (meilleure performance française de l'année).
Je ne voulais pas m'arrêter là car le record du monde était tout proche (83 kms) et je m'était donné deux ans de préparation pour y arriver.
J'était confiante et préparée et une date à été posée pour homologuer le record.
Hélas des petits ennuis de santé surviennent, le corps s'affaiblit. Je prend quand même le départ, mais au bout de 18h d'effort, je suis contrainte à l'abandon. Une tendinite des épaules ne me permettant plus de tourner les bras alors que le record était là... J'ai définitivement mis un terme à la natation.

Puis j'ai poursuivi en Triathlon pour mettre a profit mes capacités en natation. Beaucoup de succès de titre sur différentes distances et c'est là que je me découvre en course à pied...

Un peu de route... et en 2007 découverte du trail, je tombe sous le charme du décors, de l'ambiance qui y règne, et depuis je ne quitte plus les sentiers...

MM : Quel est ton plus beau souvenir de course ?

VN : Pas simple de choisir, mais Guerlédan 2014 où je gagne pour la deuxième fois cette grande épreuve. La première fois était en 2007.

MM : et le pire ?

VN : En 2007 sur le finale du Challenge Salomon Endurance Trail. Le 15 septembre 2007 sur L'Euskal Trail (69 kms), je suis en tête du classement féminin, il me faut juste passer la ligne d'arrivée pour remporter ce grand challenge. Et bien à 2 kms de l'arrivée je suis en tête, ma poursuivante est à 45' derrière moi, je vais payer cash une erreur d'alimentation, je ne peux plus courir, je marche, c'est le dernier ravito, je me dit que je vais me refaire une sante.. trop tard le corps à dit stop l'arrêt pour moi se fait là, je tombe d'épuisement et jamais je ne pourrait me relever... la victoire s'envole...

Chez les hommes c'est Christophe Malardé qui gagnait, à nous deux nous pouvions couronner la Bretagne.

MM : Quel bilan tires tu de cette année 2016?

VN ; Trop de cassure. Depuis 2014, c'est très difficile, les blessures s'enchainent. J'ai eu de la chance sur la première partie du Challenge où j'ai pu sortir mon épingle du jeu, la deuxième partie c'est une chance pour moi que j'ai pu rechausser sur le dernier trail de Pleyben et me battre comme une guerrière pour finir 4ème. C'était suffisant pour remporter le classement finale femme du challenge juste devant Myriam, que je félicite au passage pour sa très belle progression depuis 2 ans.

MM : Tu fais partie de la Team run & swim, peux tu nous en parler ?

VN : Effectivement j'y suis rentrée en 2014, je connaissais quelques coureurs de nom mais ne connaissait pas Marc responsable du magasin Run & Swim. J'ai surtout été attiré par le coté humain de Marc et du groupe. Ce sont des valeurs importantes pour moi. Et aujourd'hui j'y suis bien... merci Marc.

MM : As tu déjà fixé des objectifs pour 2017?

VN : Depuis Pleyben j'ai repris l'entrainement sans bobo, j'avance en me disant que cette fois ci il n'y aura peut être plus d'arrêt... Des objectifs oui j'en ai car j'ai toujours l'envie de courir... mais plus sagement pour ménager ma monture (pas simple quand on a l'âme de la compétition).

Si le corps suit je pourrais annoncer une orientation vers de l'ultra...